La Suisse et la Banque africaine de développement renforcent leur partenariat
De l’investissement et la finance à l’enseignement et à la formation professionnels : la Suisse et la Banque africaine de développement explorent de nouvelles voies vers la transformation du potentiel économique de l’Afrique en opportunités de croissance durable et inclusive.
Le 16 septembre, le président de la Confédération, Monsieur Guy Parmelin, a accueilli, à Berne, le président de la Banque africaine de développement (BAD), Monsieur Sidi Ould Tah, à l’occasion d’une visite de haut niveau, une première. Cette rencontre a réuni des représentants du gouvernement, de l’économie et du secteur financier afin d’examiner comment des partenariats renforcés peuvent mobiliser des investissements, créer des emplois et soutenir un développement économique durable et inclusif sur l’enemble du contient africain.
La BAD est un partenaire clé de la Suisse en Afrique et la principale institution multilatérale de financement du développement sur le continent. Grâce à ses investissements, la Banque soutient le développement économique durable et la réduction de la pauvreté, renforce l’intégration régionale et crée des opportunités pour les entreprises et les investisseurs. Elle joue également un rôle essentiel en aidant les pays africains à s’adapter au changement climatique et à en atténuer les effets, ainsi qu’en s’attaquant aux facteurs de fragilité.
Lors de la première Table ronde économique Suisse-BAD, des représentants d’entreprises suisses ont discuté avec le président Tah d’opportunités concrètes d’investissement et de coopération en Afrique. Les marchés africains en pleine croissance offrent des opportunités significatives aux entreprises suisses. La BAD peut contribuer à relier les investissements privés avec des projets porteurs de développement durable, au bénéfice des entreprises suisses et des économies africaines. Les échanges se sont poursuivis avec des représentants du secteur financier suisse, autour de la finance durable, de la mobilisation de capitaux privés et des moyens de créer des passerelles plus solides entre banques multilatérales de développement et investisseurs institutionnels. Mobiliser davantage de capitaux privés sera indispensable afin de répondre aux besoins de développement considérables de l’Afrique.
La visite a aussi mis en lumière un domaine où la Suisse possède une expertise particulière: l’enseignement et la formation professionnels. Chez Swisscom, le président Tah a pu voir de près le système dual de formation professionnelle suisseet la manière dont l’ étroite coopération entre entreprises, prestataires de formation et secteur public permet aux jeunes d’acquérir des compétences correspondant aux besoins du marché du travail. Créer des emplois décents et des sources de revenus pour la population jeune en forte croissance en Afrique est essentiel afin d’améliorer les conditions de vie et favoriser une croissance inclusive. L’expertise suisse peut y contribuer – et ouvre une nouvelle voie pour une coopération plus étroite entre la BAD, les institutions et les entreprises suisses.
